Journée du petit patrimoine 2026

Visite de l’église de Saint Gilles des champs à Hennebont – Morbihan

Dimanche 28 juin : entrée libre

De 13h30 à 18h00 à l’église Saint Gilles des champs, Hennebont

Visites guidées à 14h et à 16h

L’église

L’église de Saint Gilles est la plus vieille d’Hennebont. Elle est de style gothique et présente de belles caractéristiques architecturales.


Cet édifice pose plus de questions sur son histoire qu’il ne nous donne de réponse sur sa longue existence.

L’existence d’un édifice religieux en ce lieu remonte au moins au XIème siècle, comme en témoignent les magnifiques chapiteaux situés de part et d’autre, en haut de la nef, et dont la décoration est identique à ceux de la chapelle de Saint Gunthiern à Locoyarn.

L’architecture romane de la nef laisse penser que celle-ci était flanquée de deux bas-côtés importants.

Le baptistère

Le baptistère de l’église de St Gilles a été restauré en 2008. Les 3 petits vitraux rappellent les principaux signes du baptême :

L’eau : symbole de vie et de la nouvelle naissance du baptisé entré par ce sacrement dans la communauté chrétienne.

La colombe : symbole du don de l’Esprit Saint reçu par l’onction du saint chrême.

Le feu : symbole du Christ lumière pour la vie du baptisé, appelé à être lui-même lumière pour le monde.

Saint Gilles (640-720)

Saint Gilles était d’Athènes. C’est vers 640, à Athènes, que serait né Saint-Gilles, ou Aegidius. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des Saints.

Il fut accueilli par la ville d’Arles et l’ermite Saint-Vérémède sur les bords du Gardon et il se retira ensuite dans la vallée Flavienne, avec pour compagne une petite biche.

Il jeûnait tous les jours ; le lait d’une biche de la forêt, suffisait à son entretien.

Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d’Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître.

Gilles, ému jusqu’aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l’innocent animal. La biche était sauvée.