Pas moins de 10 salles au sein des tours jumelles de la porte Broërec !

Les collections du musée sont réparties en dix salles, au sein des tours Broërec, un des rares édifices qui témoigne de l’architecture militaire médiévale du Pays de Lorient.

Une salle à thème →

Chaque année, une salle, dite « à thème » présente un sujet différent.

Les 9 autres salles ↓

Chaque année, l’association Hennebont Patrimoine arrange, entretient et s’assure que le musée soit toujours aussi attractif pour le découvrir ou le redécouvrir.


Salle d’accueil

Accueil

À l’entrée du musée, outre la classique billetterie, les deux statues originales, dites « du Pont du Bonhomme » accueillent les visiteurs. Dans un décor féodal, différents objets, tels que livres, stylos, mugs, écussons ou marque-pages sont à la vente et satisferont petits et grands.

Le mobilier

Les pièces rondes ne permettent pas de présenter le « front de meubles » qui garnissait le mur arrière de beaucoup de maisons, souvent à pièce unique.

Le musée présente des exemples intéressants de lits clos, armoires, horloges, vaisseliers avec une variété de sculptures, marqueteries, décors… Certains éléments sont rares : table-huche, égouttoir à vaisselle, berceau avec crochets. Des objets et gravures complètent la présentation de la vie quotidienne : fabrication du beurre, lessive, cuisine…

Salle Fouillen

Dans les combles, sous la magnifique charpente réalisée par les compagnons du devoir il y a plus de 60 ans, est présenté un ensemble de faïences réalisées par Paul Fouillen et son fils Maurice dans un style très original. Paul, né à Lorient en 1899. Il a débuté à la manufacture HB de Locmaria-Quimper avant de créer son atelier. Décorateur, musicien, ébéniste, cet artiste touche-à-tout a travaillé bois, verre, étain, cuir, mais s’est spécialisé dans la faïence avec une luxuriance de décors. À son décès en 1958, son fils va poursuivre la production jusqu’en 1979. Il a fait don au musée d’une collection très complète avec de nombreuses pièces originales.

Les costumes

Dédiée aux costumes de la région d’Hennebont, cette salle permet  d’admirer les velours et satins noirs des jupes et des corselets du pays de Lorient avec leurs garnitures de dentelle, leurs galons perlés aux empiècements, la largeur plus ou moins grande de velours sur la jupe, des broderies qui incluent des perles ou des fils d’or, des broderies Richelieu aux motifs découpés, des motifs peints sur velours ou sur satin et une grande variété de dessins, le plus souvent floraux.

La coiffe, dans le pays de Lorient  est appelée « aéroplane » en référence à son porter plat à partir du début du XXè siècle. Auparavant elle comportait des pans qui retombaient sur les épaules.

Dans des vitrines, sont exposés des éléments de costumes d’autres régions de Bretagne. Par exemple, les gilets pontivyens dits « moutons blancs ». Ou encore les superbes châles du pays d’Auray et les broderies éclatantes du pays « glazik » (Quimper). On y trouve également l’évolution étonnante de la coiffe bigouden depuis la fin du 19ème siècle…

Une vitrine retrace la fabrication d’une coiffe :  jeux d’aiguilles,  fils et tissus plus ou moins fins. Par ailleurs, des personnages « en situation »  animent d’ autres salles :  un couple de fermiers prêts pour le pardon ( salle de ferme), une femme en tenue de travail ( salle du port).

Le Blavet

D’un débit relativement important, il fut longtemps une frontière naturelle. Hennebont lui doit son existence, en fond d’estuaire, au 1er endroit où l’on peut le franchir à gué.

Voie de communication importante entre la mer et le port d’Hennebont. Avant la création de Lorient, en 1666, il fut canalisé au début du XIXe siècle, sur ordre de Napoléon 1er, pour se connecter au canal de Nantes à Brest, favorisant ainsi l’essor industriel de la région. Mais Lorient et la crise industrielle des années cinquante eurent raison de son activité.

Aujourd’hui, la pêche, la navigation de plaisance et les sports nautiques font sa réputation et il est un axe touristique recherché vers l’arrière-pays,

La salle « Blavet » présente quelques aspects essentiels du fleuve : les ponts successifs, les écluses, et même un poteau de bois destiné aux mines de charbon du Pays de Galles.

Le port

Hennebont, de par sa situation sur le Blavet, en limite des eaux saumâtres, point de franchissement unique du Blavet, centre commercial et administratif, détenait les atouts pour développer une activité portuaire de premier plan.

De nombreuses maquettes parfaitement réalisées et personnalisées décrivent les différents types de bateaux qui fréquentaient le port. En particulier, la maquette centrale présente un écorché avec diodes lumineuses d’un navire de commerce en service au début du XXsiècle.

Des tableaux, comportant le nom des navires, leur cargaison et les dates de chargement ou de déchargement permettent d’imaginer l’activité du port et le travail des hommes.

Les Guerres mondiales

Parmi les salles, celle-ci est dédiée aux deux conflits mondiaux et, en particulier, à la Guerre 39-45.

Le 7 août 1944, résistants et troupes américaines font leur entrée dans la ville. Les Allemands se replient sur la rive droite du Blavet (poche de Lorient) et déclenchent des tirs d’artillerie qui détruisent la ville à 80 %.

La pièce principale relate ces événements : panneaux explicatifs, photographies et nombreux documents.

Des vitrines exposent des objets, des armes et du matériel militaire ayant appartenu aux belligérants : alliés, résistants et allemands.

Des panneaux muraux présentent diverses affiches, documents et écrits d’époque.

Quant à la Première Guerre mondiale, elle coûta 457 morts à la commune. Une alcôve aménagée à l’occasion du centième anniversaire de la fin du conflit comporte deux vitrines. Elles présentent des équipements, des objets et des armes afférents aux combattants des nations françaises et allemandes.

Salle médiévale

Chevalier de de la salle médiévale

L’époque médiévale est importante dans l’histoire de la ville. En particulier durant les guerres de succession de Bretagne où Jeanne La Flamme s’est illustrée au siège de 1342. Une salle présente cette période avec une maquette de la ville, des enluminures de la bibliothèque nationale, une armure,… Des panneaux font revivre le monde paysan de l’époque.

De plus, dans le cadre de la section numismatique, le musée s’est enrichi de diverses monnaies d’époque ( Charles VIII, Jean 1er le Roux,…). Une collection de répliques de sceaux historiques du XI -ème au XVI -ème siècle est également présentée.